Il y’a peu, une collègue avait conclu un mail par « la persévérance mène au succès ». Ces paroles s’adressaient à des étudiants en période de blocus, mais elles sont aussi on ne peut plus justes dans le milieu des arts martiaux.

La maitrise vient avec la pratique et la pratique prend du temps. La pratique est elle-même semée de moments de frustration, de doutes et de remise en question. Qu’est-ce qui fait qu’une ceinture noire l’est ? Un talent inné ? Rarement. Une passion dévorante pour la discipline ? Elle aide si elle n’est pas aussi intense qu’éphémère. C’est bel et bien la persévérance sur un parcours martial long et semé d’embuches qui mène à la ceinture noire et petit à petit à la maitrise.

L’idéogramme « Nin » (忍) lui-même, souvent associé à la discrétion si caractéristique des ninja, fait aussi référence aux qualités que sont l’endurance, la patience mais aussi la persévérance.

Il existe également au Japon un dicton : Heta na Teppo mo kazu ucha ataru. « Même quelqu’un qui ne sait pas bien tirer finira par toucher sa cible s’il tire suffisamment ». Nous débutons tous mauvais dans une discipline mais à force de répétition et de persévérance, les résultats finissent par apparaitre. C’est le but de l’entrainement. Ce qui vous sépare de vos maitres et de vos senpai (ainés), c’est qu’ils s’entrainent depuis plus longtemps et qu’ils n’ont jamais laissé tomber.

La persévérance est vraiment ce qui fait toute la différence.

Arnaud (5e dan – Shidoshi)